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Cette
popularité pour la Musique Country fut marquée par les premiers
enregistrements, au milieu des années 1940, de Paul Brunelle et de Willie
Lamothe. Elle était inspirée des styles des États-Unis plutôt que de
la musique traditionnelle canadienne française et comportant un répertoire de
chansons originales et de traductions de succès américains. Les premières
chansons de La Bolduc et du soldat Roland Lebrun montraient une certaine
ressemblance avec le country au niveau du sentiment exprimé et des thèmes
abordés. Dans La Chanson Québécoise (Montréal 1974), Benoit
L’Herbier écrivait : le succès du western au Québec s’explique aisément.
Comme les Américains moyens, les Québécois, en majorité cultivateurs,
habitant la campagne, près de la terre, éprouvaient les mêmes sentiments
devant la vie, l’existence et le monde… Leur monde de simplicité pleura la
disparition de La Bolduc, s’attarda au soldat Lebrun. Le western leur
apparut comme une suite logique. D’ailleurs, les chansons de cow-boy
possédaient les saveurs folkloriques, adaptées à un climat moderne.
D’autres pionniers de la Musique Country au Québec dans les années 1940 et
1950 furent Bobby Hachey, Marcel Martel, Paul Ménard, Roger Miron, Ti-Blanc
Richard et Oscar Thiffault. Plus tard, Lévis Bouliane, André Breton,
Denis Champoux, Julie et Paul Daraîche, Armand Desrochers, Elaine, Régis Gagné,
Georges Hamel, André Hébert, Marie King, Carole Laure, Renée Martel, Patrick
Norman, Claude Patry, Larry Robichaud, Jerry et Jo’anne, Gildor Roy et Rock
Voisine s’ajoutèrent au nombre des vedettes country. Le succès du Festival
Western de Saint-Tite, établi près de Shawinigan en 1968, témoigne de la
grande vogue de cette musique au Québec.
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