|
| |
On
connaît les équipements typiques du cow-boy, mais là encore celui-ci n’a
rien inventé : les techniques utilisées montrent une filiation
indiscutable avec les pratiques des ranchos mexicains, ce qui a été largement
oublié par la légende, préférant faire du cow-boy un homme pur américain. Si les vaqueros n’étaient rien de plus que
des sédentaires au service des animaux pour les nourrir et les soigner, ils ont
donné au ranch américain des techniques et des outils qui ont été repris et
adaptés pour la transhumance. Les vaqueros ont notamment mis en place le
marquage des bêtes au fer rouge.
Ils devaient capturer le bétail sauvage, et ils
ont inventé pour cela une corde à nœud coulant portée au bout d’une
perche, le lazo, qui devient plus tard le lasso que l’on connaît. Long de 9
à
18 mètres
, il est fait de corde ou de cuir et son maniement requiert une bonne expérience :
sur un cheval au galop, il faut en faire tourner la boucle pour la jeter sur le
cou de l’animal, puis enrouler l’autre extrémité autour du pommeau de la
selle.

Un cow-boy sur son cheval
Au
niveau de l’équipement on trouve l’indispensable chapeau large qui est un héritier
direct du sombrero mexicain. Le Stetson est un des modèles les plus appréciés,
son feutre indéformable et ses bords larges protégeant bien du soleil ou de la
pluie. Il peut même faire office d’abreuvoir ou de cravache. Le foulard (bandana)
pour se protéger de la poussière comme les éperons pour diriger le cheval
sont également empruntés aux vaqueros. À cela se rajoutent les bottes
et des jambières en gros cuir, les chaparreras là encore d’origine
mexicaine. La panoplie se complète d’un pantalon solide, d’une couverture
et d’un ciré, parfois d’un revolver prêté par l’employeur (très peu de
cow-boys ont les moyens de se payer une arme personnelle).

Un cow-boy maniant son lasso
Mais surtout, le principal
outil du cow-boy, c’est son cheval. Un vieux dicton de l’Ouest ne dit-il pas
qu'un homme à pied est tout sauf un homme ? C’est sur sa monture que
l’on attrape les bêtes pour les marquer et qu’on les dirige dans la prairie.
Il appartient quasiment toujours au patron car à près de 300 $ l’unité, un
cow-boy ne peut se payer un tel luxe. Autre élément très important, la selle
représente souvent la seule richesse du cow-boy qui a économisé des mois
durant pour pouvoir la choisir avec soin : il passe le plus clair de son
temps dessus.
|