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Pot commun national

 

Depuis la fin de la Guerre froide et le démantèlement de l'Union soviétique en 1989-1991, les États-Unis sont aujourd'hui la seule superpuissance dans le Monde. Le pays s'engage dans les relations diplomatiques au Proche-Orient, et participe à la Guerre du Golfe (1990-1991). La présidence de Bill Clinton (1993-2001) fut marquée par les guerres en Yougoslavie, par l'affaire Monica Lewinsky, l'explosion de la bulle Internet et par une croissance économique continue. George W. Bush (2001-2009), arrive au pouvoir après une des élections les plus controversées de l'histoire du pays.  

1 – Guerre du Golfe (1990-1991)

La guerre du Golfe de 1990-1991 est un conflit qui opposa l'Irak de Saddam Hussein à une coalition de 34 États, soutenue par l'Organisation des Nations unies entre 1990 et 1991. La victoire prévisible de la coalition entraîna la libération du Koweït dont l'invasion en 1990 par l'armée irakienne avait provoqué le déclenchement du conflit. Cette guerre se place dans une série de conflits ayant touché la région du golfe Persique à partir des années 1980 : la première guerre du Golfe désigne généralement la guerre Iran-Irak de 1980-1988 et la troisième guerre référant à la guerre d'Irak menée à partir de 2003 par les États-Unis, le Royaume-Uni et d'autres pays coalisés.  

2 – Affaire Lewinsky

 

Entre novembre 1995 et mars 1997, Monica Lewinsky a eu une relation intime avec le Président Bill Clinton.

 

Bill Clinton avait déjà été confronté à ce type d'allégations, notamment au sujet d'une présumée relation à long terme avec une chanteuse et ancienne employée de l'État de l'Arkansas, Gennifer Flowers et à propos d'une rencontre avec une fonctionnaire de l'Arkansas Paula Jones ; ces deux relations auraient eu lieu alors que Bill Clinton n'était encore que gouverneur de cet État. Paula Jones a intenté un procès au civil contre Bill Clinton pour harcèlement sexuel.

 

William Jefferson Clinton et Monica Lewinsky furent appelés à comparaître devant un Grand Jury ; Bill Clinton témoigna via un circuit de télévision interne alors que Monica Lewinsky le fit en personne. Comme le Jury lui demandait, après sa déposition, si elle avait quelque chose à déclarer, Monica Lewinsky répondit : Je hais Linda Tripp.

 

Dans cette affaire, le procureur Starr semblait décidé à faire chuter le président Clinton. Une procédure d'impeachment pour parjure et obstruction de l'instruction est lancée par la Chambre des représentants des États-Unis, à majorité républicaine. Le vote est considéré alors comme strictement politique avec une vive opposition entre républicains et démocrates. Beaucoup de sénateurs et de républicains rendent publique leur intention de vote avant.

 

Ayant obtenu une courte majorité à la Chambre , la procédure conformément à la Constitution américaine passe alors devant le Sénat des États-Unis qui va instruire le procès. Celui-ci est présidé par le président de la Cour suprême William Rehnquist, un groupe de sénateurs républicains sert de procureurs et Clinton est défendu par Chery Mills soutenu par plusieurs autres sénateurs démocrates. C'est seulement la troisième fois dans l'histoire des États-Unis qu'une telle procédure d'impeachment est lancée contre un président en exercice et la seconde fois qu'elle arrive jusqu'à son terme devant le Sénat (en 1974, Richard Nixon avait démissionné avant). L'impeachement est finalement repoussé par les sénateurs. Pour être adopté, une majorité des deux tiers était nécessaire. L'ensemble des sénateurs démocrates ont voté contre ainsi que quelques sénateurs républicains.

 

Bill Clinton a cependant été poursuivi à l'issue de son mandat. L'affaire s'est rapidement soldée par une transaction entre Clinton et le procureur condamnant l'ancien président à 25 000 dollars d'amende et à la suspension de son autorisation à plaider en tant qu'avocat dans l'Arkansas pour cinq ans.

 

3 – Bulle Internet

 

La bulle Internet ou bulle technologique est une bulle spéculative, qui a affecté les valeurs technologiques, c'est-à-dire celles des secteurs liés à l'informatique et aux télécommunications, sur les marchés d'actions à la fin des années 1990. Son apogée a eu lieu en mars 2000. La bulle internet est liée à ce que l'on appelle l'immatériel dans l'économie moderne.

 

4 – Guerre contre le terrorisme

 

Le 11 septembre 2001, les États-Unis sont victimes d'une vague d'attentats terroristes qui font près de trois mille morts. Washington en réponse se lance dans une Guerre contre le terrorisme en Afghanistan puis en Irak (guerre d'Afghanistan et guerre d'Irak). Ces guerres se relèveront couteuses, et dégraderont l'image des États-Unis, ainsi que celle de son président à l'international.

 

La seconde guerre d'Afghanistan oppose d'abord, en octobre et novembre 2001, les États-Unis, avec la contribution militaire de l'Alliance du Nord et d'autres nations occidentales (Royaume-Uni, France, Canada), au régime taliban. Le but de l'invasion selon les États-Unis et leurs alliés était de capturer Oussama Ben Laden, détruire l'organisation Al Qaïda qui possédait des bases dans le pays avec la bénédiction des Talibans, et renverser ces derniers.

L'attaque initiale chassa les Talibans du pouvoir, permettant l'instauration d'un gouvernement provisoire dirigé par Hamid Karzaï à la suite des accords de Bonn de décembre 2001. Les talibans engagèrent alors une guérilla contre la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS) qui regroupe les forces armées sous commandement de l'OTAN. Depuis 2006, les forces armées talibanes sont très actives. Le gouvernement afghan de Karzaï, élu président en octobre 2004, n'a que peu de légitimité et ne contrôlait en 2006 que le secteur de Kaboul. En août 2008 il y avait 70 000 soldats étrangers en Afghanistan, 53 000 pour la FIAS et 17 000 pour l'Operation Enduring Freedom américaine ; en 2009 quelque 113 000 soldats étrangers, dont 71 000 américains, sont déployés dans le pays ; ces chiffres n'incluent pas les nombreux employés des sociétés militaires privées (2 000 hommes de la firme britannique Saladin, ceux de Blackwater, etc.). En janvier 2009, le think tank International Council on Security and Development a estimé dans un rapport que les Talibans étaient actifs dans environ 72 % du territoire afghan, conclusions contestées par le commandement de l'OTAN. Le site National priorities estime à plus de 475 milliards de dollars le coût de la guerre.

 

Cette guerre est particulièrement liée au conflit armé du Nord-Ouest du Pakistan et donc à la question de la lutte contre les groupes agissant depuis les régions tribales du Pakistan.

 

5 – Ouragan Katrina

 

Le sud du pays est frappé de plein fouet en 2005 par Katrina, un des ouragans les plus ravageurs de toute l'histoire des États-Unis.

 

Suite au passage de l'ouragan Katrina sur la région de La Nouvelle-Orléans , des milliers de personnes qui n'avaient pas fui la ville restent isolés dans la ville, parfois sur des toits pendant plusieurs jours. Dans d'autres villes, des personnes sont restées sans aide extérieure près d'une semaine après la tempête.

 

Le président George W. Bush a été vivement critiqué pour la lenteur des secours.

 

Par ailleurs, il apparaît que ce sont les habitants les plus modestes qui ont été touchés le plus durement par la catastrophe, soit parce qu'ils n'ont pas pu fuir, soit parce que leur domicile était moins résistant ou qu'ils n'ont pas eu les moyens de le protéger.

 

La reconstruction de la Nouvelle-Orléans comporte donc des enjeux importants, en particulier en ce qui concerne la recomposition sociale et ethnique de la ville.

 

6 – Une crise économique

 

Dès 2007, le pays est touché par une crise économique et financière, provoquée par crise des subprimes, la spéculation. Elle deviendra mondiale. De grandes compagnies comme Lehman Brothers ou General Motors sont en faillite. L'industrie subissant la plus grosse déroute est celle de l'automobile, des entreprises européennes comme PSA sont touchées également, les licenciements sont accélérés en Amérique et en Europe.

 

La crise américaine va jusqu'en Asie également, Sony ou Panasonic connaissent également une déroute après le miracle économique japonais. En 2008, Barack Obama est élu en tant que premier président afro-américain du pays, succède au président sortant Bush devenu impopulaire. Sa politique, notamment sa plus grande ouverture à la coopération sur le plan international, tranche radicalement avec son prédécesseur.

 

Source : Wikipedia, l’encyclopédie libre