Danse country, aujourd'hui

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Après une évolution remarquable, difficile de dire à combien se chiffre le nombre d’écoles de Danse Country au Québec. Encore-là, rien ne vient recenser cette évolution de plus d’une décennie. Les plus audacieux vous diront que ce nombre se situe à près de 300 écoles. Difficile à croire !  Il serait illusoire de prétendre détenir la vérité sur le nombre exact d’écoles qui ont pignon sur rue, malgré qu’il est plus probable que ce chiffre se situe aux environs de 200.

Aujourd’hui, le nombre d’adeptes de la Danse Country se chiffre par milliers, pour ne pas dire par dizaines de milliers. Cette vague qui déferle sur nous voit naître annuellement plusieurs centaines de nouveaux adeptes et en voit aussi malheureusement disparaître. Ce courant suit indéniablement la même courbe de progression que celle des écoles de danse. Nous pouvons appeler cela le jeu de l’offre et de la demande.

La nette augmentation du nombre de festivals country au cours des dernières années a certainement permis de faire évoluer encore plus la Danse Country. Un effet boule de neige a été créé. Du petit nombre qu’ils étaient au début des années 1990, ce nombre a été multiplié pour ainsi dire par dix. On décèle certes l’appât du gain pour certains; pour d’autres, on y voit plus une bonne source de financement pour des œuvres diverses. Qu’à cela ne tienne, aujourd’hui la grande majorité d’entre ces festivals font leur part annuellement pour promouvoir la Danse Country, en érigeant un chapiteau dédié spécifiquement à ce style de danse. De nombreuses écoles profitent d’ailleurs de cette fenêtre extraordinaire pour faire la promotion de leurs cours et soirées et ainsi montrer au public en général, ce grand plaisir qu’est ce loisir.

Depuis quelques années, on voit naître des festivals dédiés particulièrement à la Danse Country. Sans doute un besoin qui se faisait sentir, ne serait-ce que de par les coûts d’admission demandés par les festivals conventionnels. Est-ce une riposte ? L’avenir nous le dira. Il est encore trop tôt pour évaluer toutes les répercussions qu’auront ces festivals nouveau genre vis-à-vis ceux qui sont bien établis. Mais à première vue, le cheminement semble bien enclenché, puisqu’on peut facilement multiplier ce nombre par 2 annuellement.

Les Ateliers, Workshops, Méga, 12 heures auront eux aussi permis en grande partie cette évolution fulgurante.  Avec une diffusion innovatrice, où l‘on y dévoile de nouvelles danses chorégraphiées  par des gens du Québec, mais aussi d’ailleurs, on a créé cet engouement, que de nombreux professeurs mais aussi et surtout bon nombre d’adeptes de la « Danse Country » au Québec recherchaient.

Que dire de nos chorégraphes québécois, si ce n’est qu’au début des années 1990, la grande majorité des chorégraphies enseignées nous provenaient, soient des États-Unis, d’Angleterre, d’Europe ou du Canada anglais.  Ce ne sera que quelques années plus tard que nous verrons apparaître les premières chorégraphies conçues par des gens d’ici. On peut dès lors compter les chorégraphes du Québec sur les doigts d’une seule main.  Pourtant, ils sont bien là. Du petit nombre qu’ils étaient au début, ils n’auront de cesse d’augmenter, suivant ainsi cette courbe vers la hausse qui touche les écoles de danse et par le fait même, les danseurs. De nos jours, plus de 50% des danses enseignées sont le fruit de chorégraphes québécois. Un succès sans précédent, si l’on considère que bon nombre de ces chorégraphies ont dépassé nos frontières.

Les salles de danse sont maintenant roi et maître. Aujourd’hui, pratiquement chaque salle de danse a son école attitrée. La guerre que se faisaient les bars au début des années 1990 a maintenant fait place à des points de rencontre où les danseurs socialisent tout en pratiquant les nouveautés enseignées. Le bon voisinage est de mise et tous en tirent un avantage certain.

Dans un autre contexte, la Danse Country a su s’adapter à un autre élément de taille. Cet élément s’appelle l’Internet. Si cette dernière en est rendue là où elle est aujourd’hui, c’est aussi en grande partie grâce à l’Internet. Ce qui était long et fastidieux au début est devenu tellement plus facile. D’un simple toucher, il est possible maintenant d’obtenir une foule de renseignements sur tout ce qui concerne la Danse Country.  Les écoles de danse se sont elles aussi mises à la page. Qui n’a pas son adresse Internet aujourd’hui. La venue, au cours des dernières années, de sites’ spécialisés en Danse Country a aussi grandement contribué à l’évolution de la danse comme telle, mais surtout à celle du danseur. Toujours soucieux d’approfondir ses connaissances ‘l’Internaute danseur’ peut y retrouver toutes sortes d’informations dans le but de mieux se renseigner et par le fait-même être aidé à faire un choix des plus judicieux. Personne ne peut en douter; l’Internet aura encore son mot à dire dans l’évolution de la Danse Country pour plusieurs années…

Texte de Bernard Pednault
Source : www.countrydansemag.com