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Le
cow-boy traditionnel reste
indissociable de l'imagerie de la conquête de l'Ouest : c’est sans doute
pour cela que l’image que l’on peut en avoir est plus le produit d’un
imaginaire collectif que le miroir de la réalité. En effet, au cow-boy
aventureux, courageux, défenseur de la veuve et de l’orphelin, on peut
opposer la vie routinière et néanmoins risquée d’un simple garçon vacher
au service de grands propriétaires. Si l’aventure n’était pas inexistante,
elle a largement été exagérée dans les multiples récits de la vie de ces
personnages. Grâce à une médiatisation massive (développement du cinéma,
des grands tirages, etc.) et surtout aux valeurs qu’il représente, il a pu
devenir le symbole que l’on connaît aujourd’hui.
De nos jours encore, le cow-boy fascine, et de
nombreux Américains continuent à s’identifier à ces personnages, avec même
en premier lieu leurs dirigeants (George W Bush dans son ranch, ou Ronald Reagan
et sa phrase du 12 août 1987 J’ai toujours dit qu’il n’y avait rien de meilleur pour un homme
que d’être assis sur un cheval.). C’est dire à quel point le
personnage a fondé l’identité américaine.

Ronald Reagan avec son cheval Little
Man à Rancho Del Cielo, 1977
Bien
sûr, il existe toujours un personnel pour garder les troupeaux dans les ranchs,
qui conserve le cheval, les vêtements et certains accessoires issus du cow-boy
originel. Cependant, les cow-boys actuels sont des employés sédentaires qui
n'ont finalement que peu de choses en commun avec les hommes qui arpentaient la
piste sur des milliers de kilomètres. L'on appelle également cowboys les
participants des rodéos, qui sont parfois de véritables sportifs
professionnels.
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