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Les
origines
Si
l’arachide est née en Amérique du Sud - elle a longtemps occupé une place
de choix dans l’alimentation de ces peuples - elle fut pourtant apportée aux
Etats-Unis à partir du 16ème siècle, au moment de la traite négrière, en
provenance d’Afrique. En effet, les bateaux négriers n’arrivaient pas que
chargés d’hommes et de femmes. Les plants d’arachides firent aussi partie
du voyage. L’arachide s’implanta dès lors aux Etats-Unis et vit sa
plantation massive à la fin du 19ème siècle.

Crée
en 1890 par le Dr John Kellogg oui, le même que pour les céréales,
comme substitut de protéines pour ses patients édentés (et qui ne pouvaient
donc plus mâcher), c’est pourtant Georges Washington Carver, un chercheur,
qui entreprend la promotion de cette denrée au début du 20ème siècle.
Il
avait remarqué, au cours de nombreuses études, que l’arachide était très
énergétique et qu’elle se prêtait à de nombreux usages en cuisine – il
en a démontré plus de 300 ; il est depuis, considéré comme le père du
beurre de cacahuète. La grande récession aidant, son faible coût et ses
qualités nutritives aussi, l’arachide et son dérivé premier le beurre de
cacahuète connaissent alors une popularité flamboyante qui ne s’est jamais,
depuis, démentie.
Une
journée au beurre de cacahuète
Le
beurre de cacahuète est un des produits alimentaires emblématiques des
Etats-Unis. Il se retrouve dans les placards de 75% des foyers américains et
est considéré comme un pilier de l’alimentation américaine au même titre
que le pain et/ou le lait. A la différence de la pâte d’arachide, le beurre
de cacahuète contient du sucre et de l’huile végétale ; la pâte
d’arachide, elle, ne contient que de l’arachide.

Le
beurre de cacahuète peut posséder une texture creamy ou crunchy
– sans/avec des petits morceaux. Il possède une place de choix dans la
cuisine américaine et africaine-américaine, de l’entrée au dessert, du
petit-déjeuner au dîner – une place si grande qu’il a même un mois qui
lui est dédié : le mois de mars.

Plats
salés ou plats sucrés ; entrées, plats ou desserts ; biscuits, viennoiseries
ou confiseries, on le trouve partout. Nourrissant au petit-déjeuner, dans le
pb&j’s peanut butter & jam’s, indispensable dans la lunchbox de tous
les petits écoliers américains sous forme de sandwich, il s’impose à
l’heure du goûter sous forme de cookies et de bonbons. Au dîner, c’est en
soupe ou en sauce pour accompagner viandes ou pâtes qu’il se savoure, et au
dessert, sous forme de glace, d’entremets ou de gâteaux.
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