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Symbole
décrié de la junk food dans les années
1990, le burger est devenu en quelques mois LE sandwich branché par excellence. Et si on s'y mettait ?
La
revanche d’une star sous-estimée
L’histoire
raconte que c’est en 1889 que
le mot hamburger apparut pour la première
fois dans un journal nord-américain. Il désignait alors un steak de bœuf haché
consommé par des immigrants allemands
partis du port de Hambourg (d’où le nom de hamburger) pour
rejoindre le Nouveau Monde. Il était alors salé et mélangé avec des oignons
et de la chapelure, parfois fumé, afin de se conserver au cours de la longue
traversée. Quel génie eut l’idée
d’associer le steak à un bun ?
Les légendes diffèrent mais il y est souvent question de foires agricoles, de
petits malins et de boulettes aplaties dans du pain pour plus de commodité.

C’est
toutefois dans les années 1940
que l’histoire du hamburger connaît un tournant radical. Les frères
Mac Donald mettent alors en place les quatre règles qui feront le succès
de leur self-service californien : rapidité, prix attractifs, carte réduite et
gros volumes. Ray Kroc, qui leur vend des hachoirs électriques, est tellement
impressionné par le concept qu’il franchise la chaîne d’abord aux
Etats-Unis puis dans le monde entier. On connaît la suite : le hamburger,
symbole par excellence de la restauration rapide made in USA, connaît
tour à tour les sirènes de la gloire et le scandale du déshonneur.
Aujourd’hui,
pourtant, la donne a changé. Mode du finger food, engouement
culino-bobo pour les cuisines de
rue, retour à des recettes simples alors que certaines expériences moléculaires
commencent à lasser : tout concourt à faire du véritable burger la star
incontournable des tables branchées.
À
Paris, même les grands chefs s'y mettent et certaines cantines bios n'hésitent
pas à surfer sur la vague.
Toutefois,
loin de constituer une apologie de la nourriture industrielle, de la malbouffe
et des saveurs standardisées, le fast-food nouvelle tendance secoue les cartes
des chaînes de restauration rapide pour y ajouter un souffle
de qualité, d’équilibre et de créativité.
Il ne
vous reste plus qu'à relever le défi at home pour retrouver le plaisir
régressif des sensations enfantines !
Règle
n°1 : la qualité
La
première condition d’un fast-food maison réussi, c’est l’utilisation de produits de qualité, meilleurs pour la santé mais aussi et surtout pour
le goût. Vous avez peur que la note soit trop salée ? Dites-vous
qu’un fast-food maison vous coûtera toujours moins cher qu’une razzia de
produits industriels au supermarché ou qu’un passage à la caisse dans une
chaîne de restauration rapide. Misez notamment sur :

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Le home made : Au lieu
d’acheter des buns (pains à hamburgers) tout prêts et des sauces
bourrées de graisses et de sucres, privilégiez les préparations maison dont
les recettes ne manquent pas sur la toile gourmande. Profitez-en pour faire
travailler la maisonnée : vos enfants (et vos maris) seront ravis de raconter
leurs exploits à leurs petits camarades. Dans le même ordre d’idées,
laissez un peu tomber la culpabilité et faites-vous
plaisir en préparant de temps en temps un véritable dessert gourmand, toujours meilleur et infiniment plus
sain qu’un ersatz industriel.
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Les produits fermiers : Si vous
êtes carnivore, choisissez de la viande de qualité et, si vous le pouvez, hachée devant vous par votre boucher. De la même manière,
achetez du véritable fromage et non des tranches jaunâtres et bourrées
d’additifs (testez le véritable
cheddar : vous ne pourrez plus vous en passer). Sachez enfin que les
produits fermiers ne sont pas toujours plus chers car dans les gammes
industrielles, vous payez tout autant le packaging que le produit.
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Le circuit bio : Pour la
plupart d’entre nous, il est tout bonnement impossible de n’acheter que du
bio. Toutefois, certains produits peuvent s’intégrer intelligemment dans vos
repas fast-food sans trop grever votre porte-monnaie, que ce soit pour leurs
atouts santé ou tout simplement parce qu’il est très difficile de les
trouver ailleurs. Pensez par exemple aux farines complètes et multicéréales
pour vos buns, aux lentilles corail pour préparer de délicieux steaks végétariens,
ou encore aux sucres complets et de céréales pour remplacer le saccharose.
Règle
n° 2 : l'équilibre
Sans la
profusion de graisses, de sels, de sucres et de conservateurs des grandes chaînes
de restauration rapide, la plupart des hamburgers n’auraient rien de bien
scandaleux au niveau nutritionnel. Profitez donc d’être chez vous pour équilibrer
vos repas et pour alléger
tout ça !
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Diversifiez : Même si la
cuisine maison reste un gage de qualité et que famille et amis ne vous ont
jamais autant aimé(e), n’organisez pas un repas fast-food tous les jours. On
ne dira jamais assez que le secret d’une alimentation équilibrée, c’est la
diversité.
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Dissociez : Ne cumulez pas nécessairement
cheeseburger + frites + brownies + soda au cours du même repas.
Certes, c’est délicieux et tout à fait envisageable une fois de temps en
temps, mais profitez également de ces moments conviviaux pour tester des créations
plus originales et surtout plus légères (par exemple : burger au poisson et
aux légumes + coleslaw allégé + smoothie aux fruits + cocktail pétillant
aux agrumes et à la grenadine).
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Substituez : Remplacez la
friture par la cuisson au four pour réaliser des frites ou des bouchées “finger
food“ tout aussi délicieuses, mais pauvres en graisses. Par ailleurs,
familiarisez-vous avec les astuces de Clea pour détrôner le fromage, le
beurre, les œufs et la crème liquide.
Règle
n°3 : la créativité
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Cosmopoli-food : Aux
Etats-Unis, pays d’immigration par excellence, les chaînes de fast-food et
autre food courts affichent clairement
leur diversité : sushi, pizzas, falafels, pitas, tacos, croissants ou nems
tiennent la dragée haute à la sacro-sainte trilogie burgers-frites-soda. Allez
donc fouiller dans vos livres de cuisine exotique et variez les plaisirs avec
des petits pains originaux (pitas, ciabattas, tortillas…), des garnitures épicées
et des accompagnements venus d’ailleurs.
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Originalité :Pour innover tout
en équilibrant, pensez à remplacer les frites de pommes de terre par
d’autres accompagnements (frites ou chips de légumes), mais aussi veloutés
chauds ou froids (selon la saison) à boire à la paille pour une dégustation
ludique, salades variées, purées et gratins… Préparez également vos
propres boissons maison.
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Décalage : Enfin, pour faire
bisquer les rabat-joie, organisez des burger
parties insolites lors de fêtes traditionnelles. Que diriez-vous, par
exemple, de hamburgers au foie gras pour un repas de Noël décalé ? Pensez
aussi aux mini-hamburgers piqués avec des cure-dents, parfaits pour l’apéritif
ou pour réveiller un buffet.

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